lundi 11 juin 2018

Comment je construis une aquarelle (3)

On aborde ici une autre notion : "le graphisme au pinceau". Pour le toit gris clair en tôle, la façon de le peindre suggère, directement et en un seul passage, la matière.
Cette manière est spécifique de l'aquarelle car elle permet de préserver la transparence. Le graphisme au pinceau demande une certaine pratique. Si on débute ou si on manque d'expérience, il est bon de s'entrainer sur un échantillon à part.
Le travail sur les rochers relève de la même technique. Au moment de la réalisation il faut avoir en tête l'orientation de la lumière et surtout ne pas trop s'enfermer dans le crayonné. On se sert de la rugosité du papier. Il faut garder une liberté du geste, c'est une sorte d'improvisation. Pinceau pas trop mouillé, on effleure le papier !
La règle d'or que je garde à l'esprit est de limiter autant que possible les superpositions. Trop de couches dans les parties ombrées donne une matière bouchée, opaque.
A propos des couleurs :
- le gris des tôles est obtenu par mélange des complémentaires (jaune/violet)
- le ton des rochers dérive de celui des murs augmenté de bleu.
Les toits ne seront pas retouchés (ou très peu) les rochers seront par contre repris par superpositions à sec pour les modeler puisqu'ils constituent un élément important de cette composition.

 Ces deux vues rapprochées montrent le travail au pinceau qui situe les zones d'ombre. On voit bien que je n'ai pas suivi les traits mais juste gardé l'idée générale .


A suivre...

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